Vous êtes ici : Accueil > 2012, octobre : La doyenne des Bironnais devient la doyenne du département

Formulaire de recherche

Services municipaux

Vivre dans la commune

Marchés publics

2012, octobre : La doyenne des Bironnais devient la doyenne du département

Des yeux qui pétillent, des sourires et une question. Maïté Escudé-Quillet, qui habite Biron et qui affiche l'âge glorieux de 107 ans, se demande si « on va écrire tout ça sur elle ».
 
C'est qu'en étant née en 1904 et après avoir vécu deux guerres, Marie-Thérèse Escudé-Quillet, qui est surnommée depuis toujours Maïté, a forcément plein de choses à raconter. Mais les 107 ans ont considérablement amenuisé son ouïe et ce sont surtout ses enfants qui racontent sa vie. Elle n'en est pas moins la doyenne du département.

« Très forte en sauce »

Maïté Tredgeu est donc née le 15 octobre 1904 à Biron, à quelques centaines de mètres de l'auberge Escudé qu'elle n'a pas quittée depuis quatre-vingt-sept ans. Deuxième d'une fratrie de cinq filles et un garçon, Maïté n'a que 10 ans quand la Première Guerre mondiale éclate. « Elle s'est alors mise à travailler dans l'exploitation familiale », raconte son fils aîné Jean.
 
Début d'une vie de labeur. À 21 ans, elle se marie avec Léon-Alfred Escudé-Quillet, que tout le monde surnommait tonton Jacques. Son mari est charpentier menuisier et Maïté intègre l'auberge des parents Escudé pour y travailler. Impossible de savoir comment le couple s'est rencontré. Maïté Escudé cuisine des petits plats maison, du civet de lièvre au ris de veau, elle régale ses hôtes. « Elle était très forte en sauce », ajoute Jacqueline, une de ses belles-filles qui a travaillé avec elle à partir de 1963.
 

La cabine téléphonique

Une vie en famille puisque Maïté aura quatre fils dont un décédera à l'âge de 18 mois. Une vie de travail entre le potager, les enfants et l'auberge qu'il faut assumer. « Son secret, c'est le travail, la prière et jamais d'excès », relève Jacqueline. À l'auberge, Maïté tenait aussi la cabine téléphonique et portait les télégrammes.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle se trouve en zone libre, mais son mari se rend souvent à Orthez, en zone occupée. « On lui a fait savoir qu'il devait éviter d'y aller, il a passé deux ans à Biron », souligne Jean Escudé-Quillet.
 
Maïté ne prendra sa retraite qu'en 1986. « Sur cent sept ans, elle n'a passé qu'un mois à l'hôpital », remarque Jacqueline. Aujourd'hui, Maïté compte 10 petits-enfants et 10 arrière-petits-enfants. Peut-être de futurs doyens sur lesquels on écrira tout ça…

http://www.sudouest.fr/2012/02/07/maite-la-doyenne-du-departement-626740-4045.php  par Nancy Ladde
 

Publié le Dimanche 19 Février 2012 à 12:41:49

Retour à la liste