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3 septembre : Marc RICOTI nous a quittés

Marc Ricoti nous a quittés !..
 
Nous, nous l’appelions Jean-Marc . Toute la famille Goardère l’appelait Jean-Marc, depuis toujours, pendant les 38 ans où il a collaboré à la marche de cette entreprise orthézienne de réputation internationale, dans le secteur des arts de la table, de la décoration et de l’Artisanat d’Art. Venue s’installer dans les années 1980, d’Orthez à Biron, elle a connu ses heures de prospérité et de notoriété, comptant jusqu’à 80 employés. Jean Marc personnifiait la conscience professionnelle, le goût du travail bien fait. Jean Marc était un homme de confiance, un homme de rigueur et de sérieux, au service du seul employeur de toute sa carrière, de 1968 à 2006.
 
A mon grand regret, nous ne nous sommes pas beaucoup fréquentés, l’éloignement géographique ne nous l’a pas permis, mais pendant 25 ans nous passions une semaine ensemble, 2 fois par an aux salons des Ateliers d’Art à Paris, aux expositions de « son » entreprise Goardère. A cette époque, il n’y avait pas d’ordinateurs portables, pas d’internet , pas de smartphones ou de tablettes, seulement des calculettes et des catalogues. Mais Jean-Marc n’en aurait même pas eu besoin, tellement il portait cette entreprise en lui. Les centaines de clients ? Il connaissait leur adresse par cœur. Les centaines de références ? Il les avait en tête et pouvait les décrire, leur taille, leur catégorie, leur prix. Les fournisseurs ? Il pouvait les appeler, presque de mémoire.  Une véritable encyclopédie des étains, des cuivres et des fers forgés Goardère ! C’est ce que l’on appelait, autrefois, la conscience professionnelle, l’amour du travail !... Tout cela, en toutes circonstances, dans les bons moments, comme dans les mauvais ? Et il y en a eu ! Des deux !...
 
Fidèle au poste jusqu’au bout, Jean Marc est parti le dernier du navire en perdition, comme le capitaine qui refuse de l’abandonner quand il sait qu’il va sombrer. Un navire qui ne lui appartenait pas, mais qui n’aurait pas pu voguer s’il ne l’avait pas pris en main tous les jours, malgré sa maladie et ses contraintes de santé. Il en possédait l’Histoire, les secrets, les subtilités, les clés tout simplement.
 
Aujourd’hui, c’est le navire de la vie qu’il a quitté. Nous garderons de Jean Marc le souvenir de sa gentillesse, de son dévouement aux causes qu’il affectionnait particulièrement, l’Histoire locale par sa participation active à la publication de l’association « Mémoire de la Vallée du Laa », la généalogie dont il avait fait son passe-temps préféré, et le bien communal par son engagement au conseil municipal de Biron, où il a siégé durant 3 mandats. Le tout dans une discrétion et une humilité hors du commun.
 
Tous ceux qui l’ont connu, de près ou de loin, pourront attester que Jean Marc faisait bien partie de ceux que notre Joan de Nadau a appelés « Los de qui caü », « ceux qui sont comme il faut qu’ils soient », ainsi qu’on le dit ici, en Béarn.
 
A Diù Jean Marc ! Comme le disait le poème de Charles Péguy, à voir ci-après (*), et lu pour lui lors de sa cérémonie funéraire, nous prierons, ou pas…, nous rirons, ou pas…, selon nos sensibilités et nos croyances. Mais nous nous souviendrons très longtemps de lui.
 
Et puisqu’il est juste de l’autre côté du chemin, dans la pièce d’à côté, gageons qu’il saura nous garder une petite place, car on arrive ! Oui, en effet, tout est bien !
 
 
Pierre Hargoues-Turon
3 septembre 2019



 

Publié le Jeudi 12 Septembre 2019 à 11:51:53

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